Malgré les circonstances actuelles, l’épidémie Covid-19, le e-commerce est en plein essor et les perspectives de besoins en solutions logistiques et en entrepôts sont positives. Beaucoup d’investisseurs s’intéressent de plus en plus à ce marché qui offre de belles opportunité à moyen terme. Nous faisons un point sur la situation.

La logistique subit de plein fouet la crise du Covid

Alors que les points de ventes subissent de plein fouet la crise sanitaire actuelle, la logistique semble marquer le coup. Pour les trois premiers trimètres de 2020, la demande sur le marché de l’immobilier logistique s’élevait à 1.8 millions de mètres carrés selon une étude du spécialiste de l’immobilier d’entreprise Cushman & Wakefield.

La demande placée d’entrepôts logistiques enregistre donc un volume d’activité en baisse de 46 % en un an, pour atteindre sa plus faible performance semestrielle depuis 2014. C’est en fait les trois mois précédents le confinement qui ont été les moins dynamiques. Sur la période de 2016 jusqu’à 2019 les chiffres étaient exceptionnels.

Heureusement, le nombre de négociations concernant les surfaces de plus de 50.000 mètres carrés sont toujours importantes. Mais l’enjeu de taille pour le e-commerce c’est la logistique urbaine, avec des surfaces de stockage plus petites mais plus proche des centres villes.

Fait notable, environ 50% de la demande placée se situe désormais hors de la dorsale Lille – Paris, Lyon – Marseille, notamment sur les régions du Centre-Val de Loire, des Hauts-de-France et de la Normandie.

Les chargeurs ont été les principaux acteurs de l’activité avec plus de 60 % des volumes commercialisés, suivis par la distribution non alimentaire (30 %) et la grande distribution alimentaire (25 %). Difficile d’évaluer la part du e-commerce dans ces chiffres.

La dynamique restera t’elle positive ?

Les emplacements recherchés par les investisseurs ne sont aujourd’hui plus les mêmes. Les marchés locaux deviennent plus intéressants car il faut pouvoir livrer au plus vite les produits commandés sur internet. On assiste donc à une mutation du secteur sous l’impulsion du e-commerce.

Paradoxalement, du coté des investissements, le marché de la logistique se porte bien avec 2.7 milliards d’euros engagés sur les 3 premiers trimestres de 2020. Un volume qui est cependant en chute de 13% par rapport à la période similaire en 2019.

Des incertitudes pèsent sur ce secteur et son dynamisme dépend de la bonne tenue de la consommation qui peut chuter avec une crise économique trop importante ou un confinement trop long.